Apprendre l’allemand pour voyager : comment j’ai commandé en allemand à Vienne

Femme apprenant l'allemand qui commande un chocolat chaud à Vienne avec confiance

Avant — quand la peur freine l’aventure

Vous l’aviez promis à vos amis : ce voyage à Vienne, c’était VOTRE voyage. Pas un tour guidé avec un groupe de touristes francophones se rassurant mutuellement. Non. Vous veniez seul, vous aviez envie de vraiment découvrir cette ville, de parler à ses habitants, de sentir son âme.

Mais en descendant du train, quand vous avez entendu les premiers mots en allemand à la gare — « Bitte einsteigen ! » (embarquez, s’il vous plaît) — vous avez senti cette petite panique familière. L’allemand, c’était une langue étrangère. Gutturale. Compliquée. Irrationnelle.

Vous aviez suivi ce petit cours agréable — oui, vous vous en souvenez — il y a quelques semaines. C’était sympa. Le formateur était chaleureux, il racontait des histoires, il vous avait fait rire. Vous aviez appris des choses. Mais là, maintenant, face à la réalité de cette ville où tout était écrit en allemand, où tout se parlait en allemand, vous vous sentiez comme quelqu’un qui vient d’apprendre trois pas de danse et qu’on jette sur une piste de danse.

Avantages d'apprendre l'allemand pour voyager à Vienne : communiquer, découvrir la culture, vivre des expériences authentiques

« Et si je n’ai pas entendu ? Et si je comprends pas ? Et si je dis quelque chose de ridicule ? »

Vous aviez consulté votre traducteur Google une dizaine de fois avant d’arriver. Vous aviez screenshot des phrases toutes faites. Vous aviez même imprimer un petit guide « Les 50 mots à connaître en Allemand ».

Et puis vous vous êtes assis dans votre hôtel. Et vous avez pris une grande respiration. Et vous avez pensé : « Je suis venu ici pour ça. Pour oser. Pour découvrir. Pas pour me cacher. »

Le Moment — quand vous décidez d’entrer

C’était l’après-midi. Le type de l’après-midi viennois qui existe dans les films — gris, un peu froid, mais avec une lumière dorée qui s’accrochait encore aux vieilles façades. Vous aviez marché pendant deux heures. Vous aviez vu la Cathédrale Saint-Étienne. Vous aviez pris un million de photos du Danube. Vous aviez marché dans les ruelles du vieux Vienne, là où les cafés ont des petites terrasses avec des chaises rouges et où les murs racontent des histoires de trois siècles.

Et vous vous étiez perdu. Pas dramatiquement perdu. Juste… égaré. Gentiment égaré.

C’est à ce moment-là que vous l’aviez vu.

Un petit café. Genre vraiment petit. Pas un de ces Starbucks modernes avec des tables hautes et des gens qui regardent leur ordinateur. Non. C’était un café d’avant-guerre. Les fenêtres un peu jaunes à cause de l’âge. Des petites chaises en bois. À l’intérieur, vous pouviez voir deux vieilles dames qui prenaient un café. Un homme qui lisait le journal. Et à l’arrière, vous aviez aperçu une serveuse — une femme d’environ 50 ans, avec un air de quelqu’un qui connaît la vie, qui a vu passer les générations, qui sait exactement quel chocolat chaud quelqu’un doit boire.

Vous aviez hésité à la porte.

Et puis vous aviez entendu votre propre voix — celle du cours — qui vous disait : « Allez. Essayez. C’est juste un café. Personne ne va rire. Ils aiment quand on essaie. »

Vous aviez poussé la porte.

L’Entrée — Le premier dialogue qui compte

La porte s’était ouverte avec un petit clignement délicieux. Le café sentait le chocolat, le café, et cette odeur indéfinissable des vieux cafés viennois — un mélange de bois, de papier ancien, et de souvenirs.

La serveuse avait levé les yeux. Et elle avait sourit.

« Willkommen ! Bitte, setzen Sie sich ! »

(Bienvenue ! S’il vous plaît, asseyez-vous !)

Et là — — c’était le moment crucial. Vous aviez deux choix. Répondre en français et demander en anglais. Ou essayer.

Vous aviez pris la décision.

Vous aviez répondu — avec un accent que vous aviez pris soin de rendre correct, pas trop francisé, pas trop hésitant :

« Guten Nachmittag ! »Goutèn nakhmitak ! — Bon après-midi !

La serveuse avait ri. Gentiment. De cette manière qui vous fait comprendre qu’elle n’était pas en train de se moquer de vous, mais de vous encourager.

« Guten Nachmittag ! Sprechen Sie Deutsch ? »

(Bon après-midi ! Parlez-vous l’allemand ?)

Et là, ce moment magique avait arrivé.

Vous aviez compris.

Conseils pratiques pour apprendre l'allemand avant un voyage à Vienne : podcasts, livre de phrases, applications

Vous aviez compris exactement ce qu’elle demandait. Pas parce que vous aviez Google Translate à portée de main. Pas parce que c’était écrit quelque part. Mais parce que vous aviez reconnu la structure. Sprechen Sie Deutsch — vous aviez appris ça au cours. Et soudain, vous vous étiez rappelé : « Oui, le formateur avait dit que ‘Sprechen’ c’est ‘parler’, et ‘Sie’ c’est ‘vous’ de manière formelle. Et ‘Deutsch’ c’est l’allemand. Donc elle me demande : ‘Parlez-vous l’allemand ?' »

Et vous aviez fait la chose la plus courageuse et la plus stupide à la fois.

Vous aviez répondu en allemand.

« Ein bisschen. Ich lerne. »Ain bisspchen. Ikh lernè. — Un petit peu. J’apprends.

La serveuse avait applaudi. Avec les mains. Devant tout le café.

« Das ist fantastisch ! » — C’est fantastique !

L’Instant de grâce — quand les mots deviennent réels

Vous aviez senti quelque chose changer en vous. Ce n’était pas de la confiance — pas encore. C’était quelque chose de plus profond. C’était la réalisation que les mots que vous aviez appris au cours, ces mots qui semblaient abstraits et inutiles à la table, assis confortablement dans une classe avec un formateur souriant — ces mots EXISTAIENT. Ils avaient une réalité. Ils FAISAIENT quelque chose. Ils créaient une connexion.

La serveuse vous avait montré une table près de la fenêtre.

« Hier ist gut, ja ? » — Ici, c’est bien, non ? avait-elle dit, en vous tendant un menu.

Et vous aviez compris ça aussi. Hier = ici. Ist gut = c’est bon, c’est bien. Ja = oui.

Vous aviez hoché la tête.

« Ja, danke ! » — Oui, merci ! aviez-vous dit.

Votre cœur battait vite. Pas de panique. De l’exaltation.

Le menu — où vous découvrez le pouvoir des associations

Mots allemands essentiels pour commander un chocolat chaud à Vienne : Heisse Schokolade, Bitte, Danke

Vous aviez ouvert le menu.

Et là, il y avait quelque chose d’amusant. Le menu était écrit en allemand, bien sûr. Mais quand vous aviez commencé à lire, vous aviez réalisé que vous en reconnaissiez des bouts.

« Wiener Schnitzel » — Viennese Schnitzel. Vous aviez appris que Wiener = viennois. Et Schnitzel — c’était une côtelette panée. Facile. Vous l’aviez mangée avant, vous saviez ce que c’était.

« Sachertorte » — Un gâteau à la confiture. Vous aviez vu le mot Torte = gâteau dans vos notes.

« Strudel » — Vous aviez même entendu parler de ça. C’est un gâteau roulé aux pommes.

Et puis il y avait les boissons.

« Kaffee » — Café. Facile.

« Tee » — Thé. Encore plus facile.

Mais alors, vous aviez vu quelque chose qui avait fait briller vos yeux.

« Wiener Melange » — Viennese Melange. Vous aviez lu ça comme « Viennese Mixture ». C’était le café au lait viennois typique. Un café qu’on devait absolument essayer. Mais ce n’était pas ça que vous veniez chercher.

Non.

Vous aviez vu ça :

« Heisse Schokolade »

Histoire du chocolat chaud à Vienne : de la boisson de cour royale au rituel quotidien des voyageurs apprenant l'allemand

Et vous aviez senti votre estomac faire un petit saut.

Heisse = chaud. Vous l’aviez appris. Le formateur avait dit : « Heisse, c’est chaud — pensez à ‘heat’ en anglais, ça vous aide. »

Schokolade = chocolat. Ça, vous l’aviez deviné immédiatement.

Donc Heisse Schokolade = Chocolat chaud. Pas juste un chocolat chaud. Le chocolat chaud. Celui qui existe uniquement à Vienne. Celui qui est fait avec du vrai chocolat fondu, du lait chaud, et probablement de la magie.

Vous aviez su, à ce moment-là, que c’était ce que vous alliez commander.

Le moment décisif — commander en allemand

Guide de prononciation pour apprendre à dire 'Heisse Schokolade' comme les Viennois

La serveuse était revenue. Elle vous avait regardé.

« Was darf ich Ihnen bringen ? » — Qu’est-ce que je peux vous apporter ?

Et vous aviez paniqué. Pendant une fraction de seconde. Parce que vous aviez entendu des mots que vous ne connaissiez pas. Darf — vous aviez une vague idée que c’était « puis-je ». Ich Ihnen — vous et moi. Mais ensemble, ça ne sonnait pas comme quelque chose que vous aviez appris.

Et puis vous aviez respire. Et vous aviez réalisé quelque chose : vous n’aviez pas besoin de comprendre 100% pour répondre.

Vous saviez ce que la serveuse demandait. Elle vous demandait ce que vous vouliez boire ou manger. C’était évident du contexte. Elle tenait un crayon. Elle vous regardait avec l’attente bienveillante de quelqu’un qui a demandé la même chose mille fois.

Donc vous aviez simplement répondu avec ce que vous vouliez.

Mais vous aviez voulu le dire en allemand.

Vous aviez pris un moment. Vous aviez pensé à la structure qu’on vous avait enseignée au cours. La formule magique : « Ich möchte… » — Je voudrais…

Et vous aviez dit :

« Ich möchte eine Heisse Schokolade, bitte. »Ikh mökhté ainé haïssé chokoladé, biité. — Je voudrais un chocolat chaud, s’il vous plaît.

Et puis, parce que vous sentiez que vous aviez de l’élan, vous aviez continué :

« Und ein Stück Kuchen. »Und ain shtück kookhen. — Et un morceau de gâteau.

La serveuse avait noté. Et puis elle vous avait regardé, avec un sourire vrai.

« Welcher Kuchen ? » — Quel gâteau ?

Et là, vous aviez senti votre cœur s’accélérer. Parce que vous aviez réalisé que vous aviez compris. Welcher = quel. Et Kuchen = gâteau. Elle vous demandait quel gâteau vous vouliez.

Et vous aviez vu un nom sur le menu : Sacher Torte.

Donc vous aviez pointé du doigt, et vous aviez dit le seul mot que vous aviez besoin de dire :

« Sacher, bitte. » — Sacher, s’il vous plaît.

La serveuse avait hoché la tête.

« Ausgezeichnet ! » — Excellent !

Et elle était partie.

L’Attente — où vous réalisez ce qui vient de se passer

Elle était partie. Et vous étiez resté assis là. Tout seul. À regarder par la fenêtre. À voir les gens passer dans la rue de Vienne. À voir les façades anciennes. À entendre le bruit des tasses qui s’entrechoquaient derrière le comptoir. À entendre d’autres clients qui parlaient en allemand.

Et vous aviez pensé quelque chose que vous ne pensiez pas possible cinq minutes avant.

Vous aviez pensé : « J’ai compris. Je me suis fait comprendre. Je suis seul dans un café viennois et j’ai commandé un chocolat chaud en allemand. Et personne ne s’est moqué de moi. Tout le monde a été gentil. Et j’ai… j’ai vraiment fait ça. »

Vous aviez regardé votre téléphone. Vous aviez pensé à raconter à vos amis. Mais non. Vous aviez mis votre téléphone dans votre poche. Vous aviez décidé que ce moment était juste pour vous. Pour vivre. Pour réaliser.

Et puis vous aviez entendu une voix qui n’était pas celle de la serveuse. C’était une des vieilles dames. Elle vous avait regardé. Elle vous avait souri. Et elle avait dit quelque chose en allemand.

Vous n’aviez pas compris le mot par mot. Mais vous aviez compris le sens. C’était un compliment. C’était un encouragement. C’était une vieille dame viennoise qui venait de reconnaître que vous aviez osé.

L’arrivée — le moment du goût et de la compréhension

La serveuse était revenue. Et elle avait posé devant vous.

D’abord, il y avait une tasse. Pas une mug ordinaire. Une vraie tasse en porcelaine. Blanche. Avec une poignée élégante. Et dedans, il y avait quelque chose qui ne ressemblait à rien de ce que vous aviez jamais bu.

C’était du chocolat. Mais pas du chocolat chaud dans le sens de « du lait avec un peu de poudre de chocolat ». Non. C’était du chocolat. Épais. Riche. Avec cette mousse sur le dessus. Avec un petit verre d’eau à côté pour « nettoyer votre palais ».

Et la serveuse avait dit :

« Vorsicht, sehr heiss ! »Forsicht, zehr haïss ! — Attention, très chaud !

Et vous aviez ri parce que vous aviez compris. Vorsicht = attention. Sehr heiss = très chaud. C’était exactement ce qu’on vous avait dit de dire quand quelque chose était chaud au cours. Et vous l’aviez reconnu naturellement. Sans traducteur.

Et puis elle avait posé une assiette. Une petite assiette. Avec un morceau de Sacher Torte. Ce gâteau viennois légendaire. Chocolat noir d’un côté. Abricot de l’autre. Quelque chose qui ressemblait à de l’or dans votre assiette.

Vous aviez regardé la serveuse. Vous aviez murmuré :

« Danke ! » — Merci !

Et elle avait compris quelque chose dans votre voix. Pas juste la politesse. Mais la gratitude. Pas juste pour le chocolat. Mais pour tout. Pour cette expérience. Pour la gentillesse. Pour le fait qu’elle vous avait traité comme un humain qui essayait, pas comme un touriste ignorant.

Elle avait mis sa main sur votre épaule. Pendant une seconde. Et elle avait dit :

« Geniessen Sie ! » — Profitez !

Le moment magique — quand la langue devient expérience

Vous aviez goûté le chocolat chaud.

Et là, vous aviez compris quelque chose que vous ne pouviez pas expliquer à quelqu’un qui n’avait pas vécu ça.

Le chocolat chaud viennois ne goûte pas comme le chocolat chaud français. Ce n’est pas mieux. Ce n’est pas pire. C’est différent. C’est plus riche. C’est plus intense. C’est comme boire l’âme de Vienne.

Et en le buvant — en sirotant ce chocolat parfait dans ce petit café viennois — vous aviez réalisé quelque chose.

Vous n’aviez pas juste goûté le chocolat chaud. Vous aviez goûté Vienne. L’Autriche. Toute l’histoire de ce pays qui avait des Empires, des rues pavées, des cafés qui existaient depuis cent ans.

Et vous l’aviez compris à travers une langue. À travers les mots. À travers votre capacité à dire « Heisse Schokolade » et à être compris.

La langue n’était pas juste des mots. C’était une porte. C’était une clé. C’était votre passage vers un autre monde.

Après — quand vous réalisez ce que vous avez accompli

Le chocolat était maintenant froid. L’assiette du gâteau était vide. Vous aviez une serviette sur les genoux. Et vous sentiez le sucre sur votre lèvre supérieure.

Vous aviez relâché un grand soupir. Un soupir de quelqu’un qui vient de vivre quelque chose d’important.

Et puis vous aviez pensé à ce cours. À ce formateur qui vous avait fait apprendre :

  • « Guten Nachmittag » — Bon après-midi
  • « Sprechen Sie Deutsch ? » — Parlez-vous l’allemand ?
  • « Ich lerne » — J’apprends
  • « Das ist fantastisch » — C’est fantastique
  • « Hier ist gut » — Ici, c’est bien
  • « Ich möchte eine Heisse Schokolade » — Je voudrais un chocolat chaud
  • « Und ein Stück Kuchen » — Et un morceau de gâteau
  • « Danke » — Merci
  • « Geniessen Sie » — Profitez

Vous aviez pensé à chaque moment où le formateur vous avait fait rire. À chaque association bizarre qu’on vous avait donnée pour retenir un mot. À chaque encouragement quand vous aviez hésité.

Et vous aviez réalisé : ce cours n’était pas juste un cours. C’était une préparation à une aventure.

Vous aviez pris votre téléphone. Vous aviez demandé l’addition en allemand :

« Die Rechnung, bitte. » — L’addition, s’il vous plaît.

La serveuse avait souri. Elle avait apporté l’addition. Et elle avait dit quelque chose que vous aviez presque compris, mais pas tout à fait. Quelque chose qui incluait les mots « brave » (courageux), « bien » (bien), et « encore » (encore).

Vous aviez senti les larmes vous monter aux yeux. Pas de tristesse. De fierté.

La vraie magie — ce que vous aviez appris sur l’allemand

Femme marchant vers un café viennois prête à parler allemand après avoir appris les bases

En marchant dans les rues de Vienne après ce café, vous aviez commencé à entendre l’allemand différemment.

Avant, c’était juste du bruit. Des sons incompréhensibles. De la gutturale.

Maintenant, c’était comme si quelqu’un avait augmenté le volume. Vous commenciez à reconnaître des mots. Pas tous. Pas même la plupart. Mais des bouts.

Vous aviez entendu quelqu’un dire « Guten Morgen » à un commerçant. Bon matin. Vous aviez compris.

Vous aviez entendu quelqu’un demander « Wie viel kostet das ? » — Combien ça coûte ? Et vous aviez reconnu « Wie » (comment/comment beaucoup). Vous aviez pas compris tout, mais vous aviez capté la direction.

Et vous aviez compris quelque chose d’important : l’allemand n’est pas impossible. L’allemand n’est pas plus compliqué que le français. C’est juste différent.

C’est une langue qui a une logique. Une structure. Des patterns. Et une fois qu’on vous en montre les patterns — une fois qu’on vous dit « regarde, ‘Heisse’ c’est comme ‘heat’, et une fois que tu le sais, tu peux comprendre n’importe quel mot avec ‘heisse’ dedans » — soudain, c’est simple.

L’allemand n’est pas compliqué. C’est juste qu’on vous l’avait jamais montré de la bonne manière.

Le réveil — ce que cela signifie pour vous

Ce soir-là, dans votre hôtel, vous aviez sorti votre téléphone. Vous aviez commencé à regarder des vidéos en allemand. Pas avec sous-titres français. Juste… en écoutant.

Vous n’aviez pas compris grand-chose. Mais c’était okay. Parce que vous aviez savez maintenant que vous pouviez comprendre. Parce que vous l’aviez prouvé. À Vienne. Dans ce café.

Vous aviez pensé à revenir à votre cours. À apprendre plus. Pas parce que vous deviez. Mais parce que vous vouliez. Parce que vous aviez goûté quelque chose. Vous aviez senti quelque chose. Et vous en vouliez plus.

Vous aviez écrit un message au formateur. Vous lui aviez dit que vous aviez commandé un chocolat chaud en allemand à Vienne. Que vous aviez compris la serveuse. Que c’était magique.

Et le formateur vous avait répondu quelque chose que vous alliez jamais oublier.

Il avait dit : « C’est ça que je cherche à créer. Pas des étudiants qui connaissent la grammaire. Des voyageurs qui vivent des aventures. »

Et vous aviez compris, à ce moment-là, que ce n’était pas juste un cours que vous aviez suivi.

C’était une transformation.

Épilogue : Ce que vous allez faire maintenant

Vous êtes ici. Vous lisez cette histoire. Et vous vous demandez : « Est-ce que c’est vraiment possible ? Est-ce que moi aussi je pourrais faire ça ? »

La réponse est : oui. Absolument oui.

Pas parce que vous êtes spécial. Pas parce que vous avez une mémoire surhumaine. Mais parce que l’allemand, une fois qu’on vous le montre correctement, n’est pas difficile.

Voici ce que vous aviez besoin de savoir :

Les mots essentiels du café

Voici les mots que vous aviez entendu dans l’histoire. Tous prononcés de manière claire, simple, utilisable :

Allemand Prononciation Français
Willkommen vil-com-men Bienvenue
Guten Nachmittag gou-ten nakh-mi-tag Bon après-midi
Sprechen Sie Deutsch? shprekhen zee doytch? Parlez-vous l’allemand ?
Ein bisschen aïn biss-khen Un petit peu
Ich lerne ikh ler-nè J’apprends
Das ist fantastisch das ist fan-tas-tisch C’est fantastique
Hier ist gut heer ist gout Ici, c’est bien
Ich möchte ikh möh-khtè Je voudrais
Eine Heisse Schokolade ai-nè hais-sè sho-ko-lad Un chocolat chaud
Ein Stück Kuchen aïn shtük koo-khen Un morceau de gâteau
Danke dank-è Merci
Die Rechnung, bitte dee rekh-noong, bitt-è L’addition, s’il vous plaît
Geniessen Sie ghe-nee-ssen zee Profitez

Ce qui change tout

Ce qui rend l’allemand soudain facile et passionnant, c’est de le vivre. Pas de l’étudier. De le vivre.

Chaque mot que vous apprenez n’est pas une conjugaison abstraite. C’est une porte. C’est « Heisse Schokolade » = l’odeur du chocolat chaud à Vienne = une vieille dame qui vous sourit = une assiette de Sacher Torte = le sentiment que vous êtes vivant et que vous découvrez le monde.

Et une fois que vous avez ressenti ça, une fois que vous avez goûté ça, vous ne pouvez plus revenir. Vous ne pouvez plus voir l’allemand comme une langue compliquée.

C’est juste une langue. Et une fois qu’on vous montre les patterns, une fois qu’on vous fait rire en apprenant, une fois qu’on vous donne le courage d’oser — tout devient possible.

L’invitation

Vous regardez cette histoire. Et vous vous dites : « Je veux vivre ça. Je veux aller à Vienne. Je veux commander un chocolat chaud en allemand. Je veux sentir cette magie. »

Alors voilà ce que vous allez faire.

Vous allez suivre un cours d’allemand. Pas parce que c’est obligatoire. Pas parce que ça va vous aider pour le travail. Mais parce que vous avez senti quelque chose.

Vous avez senti cette petite spark de possibilité. Cette pensée : « Et si je pouvais vraiment faire ça ? »

Et vous allez suivre un cours où le formateur comprend que la grammaire n’est pas le point. Le point c’est l’aventure. C’est de vous donner les outils pour vivre une histoire que vous allez raconter à vos amis pendant des années.

Ensuite, vous allez réserver ce billet pour Vienne. Ou Berlin. Ou Salzbourg. Ou n’importe où en Autriche ou en Allemagne.

Et vous allez entrer dans ce petit café. Vous allez prendre une grande respiration. Et vous allez dire :

« Guten Nachmittag ! »

Et quand la serveuse sourira, quand elle comprendra ce que vous dites, quand elle vous demandera ce que vous voulez, vous allez dire :

« Ich möchte eine Heisse Schokolade und ein Stück Kuchen, bitte. »

Et elle va hocher la tête. Elle va écrire. Et elle va disparaître. Et vous allez être assis là. Seul. Dans un café viennois. En parlant l’allemand.

Et c’est un moment que vous n’oublierez jamais.

Parce que c’est le moment où vous comprenez que les rêves, c’est possible. Que les langues, c’est possible. Que vous, c’est possible.

Maintenant, allez. Osez. Le monde vous attend.

Auf Wiedersehen. (Au revoir.)

P.S. — Ce n’est pas une histoire. C’est une promesse. C’est ce qui arrive quand quelqu’un vous montre comment apprendre l’allemand, pas comme une tâche, mais comme une aventure. Participez à un atelier interactif gratuit et vivez cette magie par vous-même.

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4 réflexions sur “Apprendre l’allemand pour voyager : comment j’ai commandé en allemand à Vienne”

  1. Merci pour ce récit si vivant de ton expérience à Vienne ! J’ai particulièrement aimé comment tu décris ce moment où la langue cesse d’être une barrière et devient une porte vers l’humain et les rencontres — « les mots ne sont plus abstraits, ils font quelque chose », comme tu l’écris si bien.
    Sur NoirEnVoyage, je parle aussi de comment les langues enrichissent profondément l’expérience de voyage, non pas comme un objectif à atteindre mais comme un compagnon de route. Ma Méthode 7C montre comment aborder une langue avec curiosité et courage pour en faire une amie plutôt qu’un obstacle — parce que ce ne sont pas seulement des mots, ce sont des clés d’ouverture vers l’autre.
    Bravo pour ton partage d’expérience — voyager en parlant un peu la langue change tout.

    1. Merci Tegawende de partager ta méthode 7C.
      Croire : ayez confiance en votre capacité à apprendre.
      Commencer : faites les premiers pas, même imparfaits.
      Construire : ajoutez des mots et des expressions à votre rythme.
      Cultiver : intégrez vos apprentissages à votre quotidien.
      Creuser : explorez la culture et les nuances de la langue.
      Communiquer : Pratiquez dès que possible.
      Connaître : Approfondissez pour transformer vos bases en compétences.

      Cela passe par :
      Curiosité : adoptez l’esprit de découverte. Apprenez les mots et les expressions qui vous intéressent.
      Confiance : n’ayez pas peur de faire des erreurs. Les natifs apprécieront toujours vos efforts.
      Défi : fixez-vous des objectifs concrets, comme mémoriser dix phrases clés pour un dîner au restaurant.
      Concentrez-vous sur l’essentiel. Il n’est pas nécessaire de tout savoir, juste ce qui est utile pour le voyage.
      Créativité : utilisez des jeux, des chansons ou des images pour ancrer les mots dans votre mémoire.
      Culture : connectez la langue à la musique, à la cuisine et aux traditions locales.
      Célébrez vos progrès ! Chaque petit pas est une victoire.

      Cette approche est excellente pour aborder une nouvelle langue.

      Les livres que tu conseilles (les méthodes « Assimil » et « Teach Yourself » sont des classiques que je connais bien pour les avoir utilisées moi-même dans le passé, même si j’ai découvert depuis qu’il existe des méthodes plus efficaces) et les applications que tu cites (Duolingo, Busuu et Babbel) sont également très populaires (Duolingo est même la plus populaire avec 130 millions d’utilisateurs !), mais j’ai fait l’expérience que même les gens qui sont allés jusqu’au bout des leçons arrivent rarement ensuite à tenir une conversation dans la langue qu’ils y ont apprise.

  2. Très belle histoire !
    Comme cette héroïne, dans ma jeunesse j’étais partie découvrir la Turquie pendant un mois. J’ai eu le plaisir de rencontrer des Allemands et des Australiens, ce qui m’a amené à parler allemand et anglais. Je n’ai jamais fait autant de progrès dans ces 2 langues de ma vie !
    Et je confirme, les gens qu’on croise se moquent pas mal qu’on fasse des fautes de grammaire ou non. Ce que l’on retient tous, c’est le plaisir d’avoir échangé, partagé, appris, vécu un moment sympa.
    Merci de m’avoir fait voyagé dans le temps. Lors d’un séjour à Salzbourg, j’ai découvert le chocolat viennois. Rien à voir avec le chocolat au lait qu’on sert en France. Un vrai délice, ce chocolat viennois. Rien que d’y penser, j’en ai l’eau à la bouche 😉

    1. Je suis ravi d’entendre que le chocolat viennois t’a laissé des souvenirs inoubliables, et je te souhaite de pouvoir les retrouver un jour, sans jamais tomber dans le travers de l’enseignement scolaire de l’allemand, qui voudrait qu’on s’efforce de parler sans commettre la moindre faute de grammaire, tout en nous empêchant de sortir le moindre mot, même lorsque nous ne voulons communiquer que la chose la plus banale à la personne en face de nous.

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